Quand j’étais petite j’adorais me faire des cabanes. Cabane dans ma chambre ou la salle à manger avec des couvertures, des coussins et tout ce qui me tombait sous la main, ou cabane dehors très rudimentaire. Grimper dans le pommier avec une bricole et hop j’avais ma cabane. J’aimais aussi beaucoup faire une maison pour mes poupées Barbie dans les étagères de mon placard, ce qui revient à faire une cabane miniature (c’était d’ailleurs la partie du jeu qui m’intéressait le plus). Mon fils adore également se bricoler des abris rien qu’à lui, dans la maison ou dehors. Il se sert du mobilier, des couvertures etc… et des coussins, voiles intissés de couleur et de tuteurs de jardins apportés exprès par un père-noël bien averti.
Ainsi l’envie de faire une petite cabane dans le jardin pour p’tit loup me taraude depuis un bon moment maintenant. Les idées ne me manquent pas mais le temps et les matériaux n’étaient pas tous réunis. Car il est hors de question pour moi d’acheter une de ces cabanes affreuses et polluantes en plastoc que l’on retrouve partout dans les magasins de jouets ou de bricolage. Je voudrais faire quelque chose à partir de matériaux de récup en évitant les produits polluants et toxiques. Si je pouvais aussi faire participer p’tit loup à l’ouvrage cela serait encore mieux, car avoir une cabane c’est super mais faire partie du projet et y participer c’est encore mieux !
♦ Au départ j’avais très envie de faire un dôme sur le modèle de celui donné sur
l’excellent site Archilibre du toulousain Jean Soum. J’adore ce site, les dômes et les zomes me font vraiment rêver (peut-être, un jour..). J’avais commencé à acheter un peu de quincaillerie et à regarder dans le magasin de bricolage proche de chez moi ce que je pourrais
employer comme bois mais ce que préconisait J.S ne semblait pas si bon marché dans mon petit magasin et du coup c’est resté à l’état de projet. J’avais quand même coupé des branches de noisetiers et autres arbustes dans le bois à côté de chez mes parents en prévision (et aussi pour faire des tuteurs au potager), qui ont terminé avec les tomates et en cabane improvisée par p’tit loup. Il s’est super bien amusé à faire plein de sortes de cabanes avec et même encore il s’en sert pour toutes sortes de jeux. Quant au zome, il me faudrait sûrement acheter du bois car celui de mes palettes ne suffirait pas et il serait plus difficile à déplacer en cas de déménagement. N’empêche que je trouve celui-ci très chouette. Allez faire un tour sur Archilibre et imprégnez vous de cet esprit libre !

♦ J’avais également trouvé sur le net un exemple de petite cabane pour des oies faite
par des écoliers (Ecole de Freneuse sur Risle) avec des palettes et un torchis terre/paille que je trouvais super chouette et écolo, mais chez moi il y a plus de sable que d’argile et comme je suis locataire je ne peux pas non
plus creuser pour trouver l’argile tant convoitée. Et comme je ne connais personne qui entreprend des travaux succeptible de me fournir de la terre….pas d’enduit en projet pour l’instant même si j’ai la paille, une botte entière (une grosse ronde hein) dans mon garage apportée par mes parents dans leur petite remorque. J’aime beaucoup les constructions en pailles avec des enduits de terre, comme celles que l’on peut voir sur le site La Maison en Paille. Ce sont des créations vraiment personnelles qui permettent beaucoup de fantaisie.
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L’idée étant de partir de ce que j’ai, je vais certainement me débrouiller avec des palettes et une tôle pour le toit. Des restes de peintures pour la déco. Peut-être des parpaings ou briques de récup en guise de fondations.
♥ Les palettes
Grand chéri a récupéré des palettes à son boulot, des doubles genre Europe (mais un peu plus petites) et des simples dont le bois est de meilleure qualité, dont certaine ont une couche d’isorel.
Les 2 étant traitées selon la norme NIMP 15 avec le logo HT, c’est à dire qu’elles ont subies un traitement thermique. Je pensais jusqu’à présent que ce logo était forcement synonyme de naturel car il utilisait uniquement la chaleur et bien je me trompais. En relisant pour cet article le texte de la règlementation qui impose que les emballages bois pour l’export soient traités pour empêcher “l’introduction et la dissémination d’organismes nuisibles” je me suis rendu compte que les termes “traitements thermiques” pouvaient regrouper des modes de traitements qui incluaient aussi des produits et donc n’étaient pas que thermiques. Je cite : “Le séchage à l’étuve (KD), l’imprégnation chimique sous pression (CPI) ou les autres traitements peuvent être considérés comme des traitements thermiques (HT) dans la mesure où ils répondent aux caractéristiques du traitement thermique. Par exemple, l’imprégnation chimique sous pression peut remplir les caractéristiques du traitement thermique (HT) grâce à l’utilisation de vapeur, d’eau chaude ou de chaleur sèche.” Et voilà comment mes palettes que je croyais être sans produits en contiennent peut-être une certaine quantité !! Bon, je vais quand même les utiliser car ce que j’envisage de faire pour le moment se trouvera à l’extérieur.
Cette parenthèse fermée, j’envisage donc de prendre mes fameuses palettes pour faire l’ossature de la cabane, il ne me reste plus qu’à trouver des piquets (bois ou fer) pour les maintenir au sol à la façon de mon aire de compostage. Les piquets et les palettes ne résisteront certainement pas 10 ans mais étant locataire ceci n’est pas un problème ! Il se trouve que les palettes utilisées pour le composteur maison sont des PKP, c’est à dire une imitation Polonaise (sauf erreur) des palettes Euro interdites à la suite d’accidents graves survenus lors de leur manutention. Elles semblent plus grandes que celles de grand chéri et il se pourrait donc que je défasse les PKP/composteur pour faire la cabane avec afin de gagner de la hauteur et que j’utilise les autres à la place pour le compost.
♥ Le toit
Pour le toit, c’est aussi de la récup. Afin de créer un puit de jour pour l’installation d’un nouveau bureau au fond d’un couloir (gloups !) sur mon lieu de travail, il a été découpé dans le toit un bon morceau de tôle qui me sera très utile pour celui de la cabane. C’est de la tôle des ces grands bâtiments industriels que l’on voit un peut partout. Je vais devoir limer ou poncer les bords qui du fait de la découpe sont très coupants et pas lisses du tout. J’espère que les débords de toits seront assez grands pour offrir une petite protection aux palettes.
Je réfléchis à un système de gouttières à partir de bouteilles en plastique qui me serviraient aussi de protections pour les petits doigts qui pourraient s’appuyer dessus.
♥ Les finitions
Je pense faire peut-être une porte et une lucarne. Il me reste aussi un peu de peinture, l’une bleu pale pas écolo et une blanche Biofa écolo qui pourront nous servir pour la déco tout à fait faisable avec mon fils.
A suivre…
perry a dit,
juillet 13, 2009 à 9:00
sympa le cabanon salut